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J’ai aimé un classique littéraire : Bel-Ami de Maupassant (ou mon avis sur les classiques de la littérature)

Photo du rédacteur: LE NÉVEZ Cassandre
LE NÉVEZ Cassandre
30 janv.
13 min de lecture


Petite précision avant de commencer à entrer dans le vif du sujet : j’ai fait une licence de Lettres Modernes alors, des classiques littéraires, j’en ai certainement lus plus que la moyenne. Je me suis même mis depuis quelques années à collectionner les Pocket Classiques et, ainsi, à me faire un devoir de tous les posséder et, par extension, de les lire. J’en suis rendu à quarante quatre pour le moment, bien qu’il y en ait tout de même sept que je n’ai pas lus. Bien sûr, j’ai bien été obligée de lire des classiques qui sortaient du cadre de cette collection, étant donné que, je dois l’avouer, ils manquent cruellement de titres (à mon humble avis). C’est là qu’entre en scène une seconde collection (oui, j’aime collectionner, surtout les livres, surtout quand ça signifie qu’ils seront tous pareils et bien alignés dans ma bibliothèque) qui n’est autre que celle des fameux GF Flammarion. Bon, l’ayant commencée autant par obligation vis-à-vis de mes études que par curiosité intellectuelle (si vouloir lire le marquis de Sade peut s’appeler ainsi), cette collection, dont je possède aujourd’hui le modeste nombre de douze ouvrages, ne s’agrandira sûrement pas maintenant que ma licence est derrière moi. En fait, la vraie raison étant que j’accumule ces livres par simple volonté de les accumuler, de savoir en mon âme et conscience que j’ai acquis une certaine érudition littéraire, car je n’aime pas les classiques. Bien sûr, j’en ai apprécié certains. J’aime lire du Victor Hugo simplement pour la qualité de sa plume ; The Wonderful Wizard of Oz (Le Magicien d’Oz, Lyman Frank Baum) et Candide (Voltaire) m’ont presque fait rire ; et mention plus qu’honorable à la liste (non exhaustive) suivante : Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde (L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, Robert Louis Stevenson), Thérèse Raquin (Emile Zola), Northanger Abbey (Jane Austen), Animal Farm (La ferme des animaux, George Orwell), The Picture of Dorian Gray (Le portrait de Dorian Gray, Oscar Wild), Brief einer Unbekannten (Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig), The War of the Worlds (La Guerre des Mondes, H. G. Wells), Alice's Adventures in Wonderland (Les aventures d’Alice au pays des merveilles, Lewis Caroll), La bête humaine (Emile Zola), Le Horla (Guy de Maupassant), Frankenstein (Mary Shelley), et j’aurais presque aimé Le Rouge et le Noir (Stendhal) si ça n’avait pas été si long.


Bon, après une liste qui paraît si longue, je me dirais presque que j’aime les classiques, finalement. La vérité, c’est que j’ai volontairement employé le terme apprécié, parce que ça s’arrête là. Il y a très peu de livres que j’ai aimés, au point de les lire en quarante huit heures top chrono et de vouloir absolument une suite (mais est-ce vraiment un critère pour aimer un livre ? C’est un autre débat). Ces livres, je peux vous les citer rapidement, en une liste exhaustive cette fois, car elle n’a pas bougée depuis un bon moment et ne comporte que cinq pauvres titres (quand même assez pour remplir un top cinq).


Tout d’abord, et il me fait mal de n’en parler que dans un article réservé à un ensemble d'ouvrages, mais je me dois de vous recommander à tous de lire The Catcher in the Rye (L’Attrape Cœurs) de J.D. Salinger qui est à ce jour l’un de mes livres préférés. Bon, il ne plaira certainement pas à tout le monde, et même, en réalité, à peu de gens parce que, oui, c’est court, c’est simple et, même si je ne suis pas d’accord, je comprendrais qu’on dise qu’il est plat (bon, après, comme tous les livres logiquement, j’en ai encore jamais lu de bossus). Je ne ferai pas de résumé de ce livre, ni d’aucun autre (étant donné qu’ils ne sont pas le centre de mon article), mais je vous laisserai bien une petite citation, sans contexte, juste parce qu’elle sonne bien (et qu’elle est dans ma bio wattpad depuis 2020, ce qui n’est, je vous l’accorde, pas un gage de qualité) :

 

“Anyway, I keep picturing all these little kids playing some game in this big field of rye and all. Thousands of little kids, and nobody's around - nobody big, I mean - except me. And I'm standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff - I mean if they're running and they don't look where they're going I have to come out from somewhere and catch them. That's all I do all day. I'd just be the catcher in the rye and all. I know it's crazy, but that's the only thing I'd really like to be.”

 

« Bon. Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux - je veux dire pas de grandes personnes – rien que moi. Et je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j’ai à faire c’est attraper les mômes s’ils s’approchent trop près du bord. Je veux dire s’ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C’est ce que je ferais toute la journée. Je serais juste l’attrape-cœurs et tout. D’accord, c’est dingue, mais c’est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. D’accord, c’est dingue. »

 

Effectivement Holden, c’est un drôle de métier que tu nous proposes là mais, écoutes, on à tous des rêves.

En écrivant ça, je me fais la réflexion que je dois absolument relire ce livre très bientôt.

 

Nota bene : je suis en pleine rédaction de mon mémoire, je dois mettre toutes mes citations dans leur langue originale avant d’en faire la traduction, alors vous n’y échapperez pas.

 

Bon, le second livre est le plus récent que j’ai lu : Ningen Shikkaku (La Déchéance d’un homme) de Osamu Dazai. Bon, j’ai pas tellement grand choses à dire, c’était juste vraiment bien. Et, si, c’est un classique littéraire, pour ceux qui seraient perplexes, le monde de la littérature ne s’arrête pas aux ouvrages francophones et anglophones (ce n’est pas une critique, vraiment pas, c’est certainement pas notre faute si la littérature étrangère est très peu mise en avant).

 

Maintenant, comment parler des classiques de la littérature sans aborder le grand 1984 de Goerge Orwell ? Oui, oui, je vous l’accorde, c’est cliché de mettre ce livre dans son top classiques littéraires mais, que voulez-vous, sa réputation n’est pas volée. Je suis désolée mais moi, ce plot twist final, je ne m’y attendais pas, okay ? C’est du bon, très bon, et n’hésitez pas à lire les autres ouvrages de George Orwell si vous avez aimé celui-là.

 

Après, il y a aussi Jane Eyre de Charlotte Brontë. J’avais peur en voyant sa taille au début car, même si je n’ai aucun mal à lire des sagas de cinq tomes, chacun de plus de 800 pages, en tant que grosse hater des classiques (lol), entamer un classique de plus de 600 pages, ça ne m’enchantait pas tellement. Mais force a été de constater que j’ai vraiment aimé.


Je précise avant que les foules ne s’indignent que, oui, j’ai lu Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés), non, je n’ai pas détesté, mais à choisir un titre de Jane Austen, je mentionnerais Northanger Abbey qui était d’une ironie remarquable et m’a fait sourire (presque) tout du long. J’ai hâte de découvrir d’autres de ses ouvrages (dont la totalité est bien rangée dans ma bibliothèque depuis au moins deux ans).


Si je parle de Orgueil et Préjugés maintenant c’est (déjà pour éviter qu’on m’insulte) parce que, pour ceux qui connaissant un peu, voir ont lu les deux, c’est très similaire. Néanmoins, c’est évidement un avis subjectif et personnel, Jane Eyre c’était un peu Orgueil et préjugés en mieux. Après tant de hype (grâce au film j’en conviens, que je n’ai d’ailleurs pas vu), j’avais énormément d’attentes concernant la fameuse œuvre de Jane Austen, je me suis dit « mais voilà qui va me réconcilier avec le classique », bon, c’était vraiment pas mauvais du tout, ça n’a simplement pas répondu à mes attentes. Là est l’un des grands problèmes du booktok qui me pousse désormais à me méfier de chaque recommandation (à force d’années à me faire avoir) : on attend trop, et on fini par être très déçus. Je ferai un article sur ça, sûrement (ou pas, je ne promets pas, je tente de deviner mes actes futurs).


Bref, quand j’ai lu Jane Eyre, je me suis dit « mais c’est à ça que je m’attendais en lisant Orgueil et Préjugés ». Tout ça pour dire que, que vous ayez aimé ou pas ce dernier, tentez Jane Eyre. Si vous avez aimé, parce qu’il me paraît donc presque impossible que vous n’aimiez pas Jane Eyre aussi et, si vous n’avez pas aimé, parce que Jane Eyre pourrait peut-être vous réconcilier (avec quoi exactement, je ne sais pas en fait, mais ça ne coûte rien de lui laisser une chance ; regardez, Orgueil et Préjugés ne figure même pas dans mes mentions honorables, tandis que Jane Eyre fait partie de mon top cinq des classiques littéraires).

 

Enfin, force est de constater que, dans les deux listes établies, les ouvrages font essentiellement partis du bagage culturel anglophone, et ça, ça fait mal à ma France.

 

Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas oublié le cinquième livre, et heureusement, puisque c’est le sujet initial de l’article (même si finalement il ne prendra que la moitié de la place).


Pas de suspens, il est dans le titre, je parle évidemment de Bel-Ami de notre ami Guy de Maupassant. Je me suis rendue compte que cet avis se constituait ni plus ni moins d’une sorte de liste des points que j’ai aimés dans le bouquin (pour ça que je parle bien d’un avis et non d’une critique), je m’en excuse d’avance et, pour ma défense, c’est mon premier article.

Évidemment, il y a sûrement plein de choses négatives à dire dessus, on en trouve toujours sur tout ce qu’on lit, mais je m’en souviens pas. Je pense que c’est bon signe de se souvenir que du positif.

 

Je ne vais pas me lancer dans un résumé improvisé mais, étant donné que le sujet initial de l’article était Bel-Ami, je prendrai au moins la peine de vous recopier le résumé indiqué sur la quatrième de couverture de l’exemplaire que je possède.

 

« Le monde est une mascarade où le succès va de préférence aux crapules, aux jeunes aventuriers de l’arrivisme et du sexe. Les choses n’ont guère changé depuis Maupassant.

Il disait en riant de Duroy, son odieux personnage : « Bel-Ami, c’est moi. » Et pour le cynisme, la sensualité, la hantise de la mort, il lui ressemblait assez. Mais Bel-Ami était un imposteur et un journaliste sans talent, qui devint l’amant et le négrier d’une femme talentueuse et brillante. Maupassant, lui, était un immense écrivain, encore plus vivant et universellement lu aujourd’hui. »

 

Bon, maintenant il faut m’expliquer pourquoi les quatrièmes de couverture des classiques ne sont JAMAIS des résumés ? Est-ce qu’ils partent du principe que la culture générale de toute la population est telle qu’on sait déjà de quoi parlent tous les classiques de la littérature ? Je vais être obligée de vous copier bêtement le résumé trouvé sur wikipedia, et n’hésitez pas à suivre le lien pour plus de détails.

 

« Bel-Ami est un roman réaliste de Guy de Maupassant (1850-1893), publié en 1885. L’action du récit se déroule à Paris sous la  Troisième République.

Le roman retrace l’ascension de Georges Duroy (devenu Georges Du Roy de Cantel), homme ambitieux, manipulateur et séducteur sans scrupules, arriviste et opportuniste, employé au bureau des chemins de fer du Nord et qui est monté au sommet de la pyramide sociale parisienne. Sur fond d'expansion coloniale, Maupassant décrit les liens étroits entre le capitalisme, la politique, la presse ainsi que l’influence des femmes, privées de vie politique et qui œuvrent dans l’ombre pour éduquer et conseiller. »



 

À mes yeux, ce livre nous fait comprendre les enjeux politiques et économiques du XIXe à travers un récit divertissant et simple à lire. George Duroy est détestable au possible, surtout envers les femmes : il enchaîne les conquêtes, fait cocu ses propres amis et en vient même à être violent envers sa maîtresse. C'est justement pour ça que j'ai apprécié le livre : se concentrer sur un personnage exécrable est, de mon point de vue, bien plus intéressant que de suivre un héros parfait. Attention avant de venir attraper ma veste, je ne dis absolument pas que ce qu’il fait est bien, c’est absolument atroce, et c’est pour ça que c’est bien écrit. Savoir nous faire détester un personnage, en particulier quand c’est le personnage principal du roman, n’est pas toujours facile, mais si c’est réussit, comme avec Bel-Ami, cela donne un résultat plus qu’original.


On comprend davantage à quel point les femmes étaient sous estimées et rabaissées à travers le point de vue d'un homme égoïste et phallocrate au possible. J'ai particulièrement aimé le personnage de Madeleine : on comprend jusqu’à la fin du roman que c'est elle le véritable cerveau dans ses relations, allant jusqu'à dicter au mot près les articles de ses partenaires qui vont s'en attribuer les mérites. C'est le pendant féminin de George : manipulatrice et séductrice, elle use de son intelligence et de sa beauté pour s'assurer une place sociale lui permettant une liberté d'action quasi-totale. On remarque d'ailleurs qu'après avoir trompé George, c'est ce dernier qui est traîné dans la boue tandis qu'elle réussit à trouver un nouvel amant prometteur peu de temps après et à faire parler d'elle (en bien). Pensez-y : même de nos jours, si ce genre d’histoire éclatait, ce serait d’abord la femme qui serait critiquée (ah Madeleine, comme tu es forte). En y réfléchissant bien, elle est tout aussi détestable que Bel-Ami, on ne se rend juste pas compte à quel point puisque ce n'est pas sur elle qu'est centré le livre. Ils formaient un couple parfaitement équitable d'après moi : la définition du couple parfait, si je puis dire.

 

Concernant les autres personnages, mon avis est assez mitigé vis-à-vis de Mme de Marelle, car autant son côté naïf au possible et son image de femme se faisant marcher dessus m’ont plus qu’agacer, autant elle est simplement en phase avec son époque. Encore une fois, là est la qualité du livre : on déteste les personnages justement parce qu’ils sont bien écrits, en fait, on aurait sûrement détesté les vraies personnes dont ils sont inspirés (le problème serait donc la société de l’époque ?). De plus, Mme de Marelle arrive malgré tout à garder l’image d’une femme vertueuse tout en enchaînant les amants dans le dos de son mari, profitant sans vergogne de son absence. Comment elle peut être naïve et maligne en même temps ?


Quant au personnage de Norbert de Varenne, je n’ai pas tellement plus à dire que c’est le vieux type cool dont tous les livres ont besoin et qui nous lâche une leçon de vie en plein milieu du bouquin même si personne ne le lui a demandé. Le fait qu’il soit hautain au début du roman avant qu’on ne se rende finalement compte qu’il est plutôt sympa rajoute de la profondeur à son personnage.


Les deux derniers personnages un tant soit peu intéressants sont : la vieille amante complètement folle qui n’a rien pour elle mais qu’on aime bien quand même parce qu’elle nous fait bien rire ; et Suzanne, qui n’est finalement qu’une adolescente influençable (et encore une fois, une femme de son temps). Bon, les autres personnages, autant dire que ce sont des figurants dont je ne me souviens absolument pas, même si je sais qu’ils étaient mentionnés dans le récit.

 

Pour en revenir à George, parce que c’est sur lui que repose toute l’intrigue, c’est quand même un homme sacrément admirable : il part de rien, il était médiocre, et il s’élève dans la société parisienne à une vitesse fulgurante en séduisant des femmes respectables (respectables aux yeux de la sphère publique, je précise). Tout ça en conservant son image de type parfait alors que, bon, c’est un sacré vilain. Par ailleurs, je précise que quand je dis « admirable », cela renvoie à sa réussite et non à sa personne en elle-même, qui n’a rien d’admirable.

 

« Depuis trois mois, il l'enveloppait dans l'irrésistible filet de sa tendresse. Il la séduisait, la captivait, la conquérait. Il s'était fait aimer par elle comme il savait se faire aimer. Il avait cueilli sans peine son âme légère de poupée. »

 

Cette citation montre quand même que Georges c’est vraiment un homme. Hypocrite et manipulateur en maître. On ne peut par ailleurs qu’admirer la plume de Maupassant qui rend la lecture plus qu’agréable. Après avoir choisi des spécialités littéraires au lycée et une licence de Lettres Modernes, j’aurais presque envie de commenter cette phrase d’un point de vue stylistique.

 

Alors c’est bien beau, mais comment il s’y prend ce grand maître en séduction ? Et bien (il doit sûrement être sacrément beau gosse) il sait parler ce monsieur. Si des hommes passent par ici, sachez que si vous savez charmer par vos paroles, je vous admire. Et c’est en partie sur ça que repose la réussite de George ; il parle vraiment, vraiment bien (et pourtant il écrit mal puisqu’il est visiblement très mauvais journaliste, va comprendre...)

 

« Je n’attends rien… je n’espère rien. Je vous aime. Quoi que vous fassiez, je vous le répéterai si souvent, avec tant de force et d’ardeur, que vous finirez bien par le comprendre. Je veux faire pénétrer en vous ma tendresse, vous la verser dans l’âme, mot par mot, heure par heure, jour par jour, de sorte qu’enfin elle vous imprègne comme une liqueur tombée goutte à goutte, qu’elle vous adoucisse, vous amollisse et vous force, plus tard, à me répondre : "Moi aussi je vous aime." »

 

Mais quel beau parleur. Tu m’étonnes qu’elle a direct répondu « Moi aussi, je vous aime. », j’aurais répondu tout pareil.

 

J’ajouterai :

 

« Tu n'as pas d'habit ? Bigre ! En voilà, une chose indispensable pourtant ! A Paris, vois-tu, il vaudrait mieux n'avoir pas de lit que pas d'habit. »

 

J’avais juste envie de caler cette citation qui résume encore parfaitement l’esprit parisien, et sachez que je serai fortement en désaccord avec vous si vous pensez le contraire. Après tout, quand on compare la taille des logements des parisiens et celle de leurs dressings...

 

Et pour en finir avec les citations (et avec cet article), je mettrai ces paroles dignes du grand Maupassant :

 

« La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. À votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... que la mort. »

 

Dernier détail pour les intéressés, je l’ai lu en janvier 2023 et lui ai attribué la note de 3.75/5, ce qui est une très bonne note si on se base sur le fait que cette année là, sur 60 livres lus exactement, seulement deux ont reçu la note maximale et l’année précédente, seulement cinq sur les 77 livres lus (cela pour vous faire comprendre que je note en général assez sévèrement, et petit rappel pour dire que 3.75/5 c’est quand même 15/20).

 

Pour conclure, je dirais que, comme vous l’avez sûrement remarqué, les classiques que j’ai aimés appartiennent tous au genre du roman et sont plutôt récents. Je pense que c’est une nouvelle preuve du fait que je n’aime pas réellement les classiques littéraires et que j’ai aucun attrait pour le théâtre et la poésie, et peu pour les essais. Tout ça pour dire que lire des classiques, c’est important, et je reste persuadée que certains devraient être lus par tout le monde (c’est quelqu’un qui a dit deux lignes plus haut qu’elle n’aimait pas en lire qui vous dit ça). Ils constituent une immense part de notre culture et, s’ils sont restés et resteront si longtemps dans nos mémoires, c’est bien pour une raison. Néanmoins, ne pas en lire ne fait pas de toi un mauvais lecteur, un faux lecteur, ou je ne sais quelles inepties les puristes peuvent dire. Aucun genre n’est moins légitime qu’un autre (sauf peut-être la dark romance qui banalise les relations toxiques et l’utilisation de la femme comme objet, mais ce sera certainement le sujet d’un autre article) et nous reviendrons sur cette idée de nombreuses fois à l’avenir. Lisez ce qui vous fait plaisir, c’est déjà bien que vous lisiez.




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